La pandémie de Covid-19 a éprouvé nos limites, qu’elles soient d’anticipation, de suivi ou encore d’analyse sanitaire. Pourtant, les outils à notre disposition n’ont jamais été aussi puissants et la question du mariage du big data et des données de santé n’est clairement pas nouvelle. Les grandes plateformes du numérique ont toutes investi dans la recherche (intelligence artificielle, machine learning, ordinateur quantique, etc.), avec le champ de la santé comme application. Qu’ont donc apporté les géants du numérique à la lutte contre la pandémie ?
Au programme :
– Ethique et mensonge : regards croisés de différents courants de pensées, de Gérard Terrier.
– Le paradoxe de l’aide contrainte. Réflexions sur la liberté d’aller et venir de la personne «dite démente», de Michel Billé.
– Visite des proches en réanimation pendant la pandémie Covid19, de René Robert.
– Impact du déficit poly‐sensoriel et cognitif sur les capacités relationnelles des personnes âgées en EHPAD en période de confinement liée à l’épidémie, de Thai Binh Nguyen.
– Information : L’Espace de Réflexion Éthique (ERE) à l’hôpital militaire Desgenettes de Lyon, de Bernard Massoubre, Isabelle Maitret, Véronique Boue, Caroline Boulliat.
– Témoignage : « votre mère n’est pas prioritaires ! », de Genviève Demoures.
– Recensions par Roger Gil : La vulnérabilité au prisme du monde technologique ‐ Enjeux éthique (Marie-Jo Thiel et Talitha Cooreman-Guittin) / Expériences de mort imminente. Le témoignage inédit d’une gériatre (Sylvie Cafardy).
Article de La Voix du Nord
Cet article aborde les changements liés à la prise en charge des défunts liés à la Covid-19
Un document repère pour soutenir l’engagement et la réflexion des professionnels, rédigé à la demande de la Ministre déléguée en charge de l’autonomie auprès du Ministre des solidarité et de la santé par Fabrice GZIL, Responsable du pôle Réseaux et observatoire de l’Espace éthique/IDF.
Ce document-repère est à découvrir dans son intégralité en cliquant sur le lien ci-dessous
COVID 19: panser le présent, penser l'avenir
Par l'Espace de Réflexion Ethique Azuréen
Ce dossier spécifique apportera un éclairage et une réflexion sur la Crise Sanitaire, ses conséquences tant au niveau social, économique psychologique, mais aussi tout ce qu’elle a pu faire émerger.
Avec la participation de:
Jean LEONETTI
Jean-Jacques WUNENBURGER (philosophe)
Gilles BERNARDIN (médecin réanimateur)
Pierre BONHOMME (psychiatre)
Rabia BOULAHSSASS (gériatre)
Jean-Pascal CHOURY (aumônier)
Gérald GAGLIO (sociologue)
Jean-Luc GAFFARD (économiste)
et Jean-Raphaël DEMARCHI (juriste)
La pandémie de la COVID-19 qui a touché toute la planète a eu un fort impact sur les pratiques des métiers de l’aide et du soin. Cette situation inédite a affecté toute la population, les
personnes fragiles et notamment celles qui sont aidées et accompagnées par les travailleurs sociaux. Plus que jamais, elles ont eu besoin d’être soutenues tant par leur entourage que par
les professionnels et les bénévoles. Ce soutien réalisé dans des conditions très particulières ont conduit les travailleurs sociaux mais aussi les encadrants et les directeurs de service à prendre des décisions et à adapter leurs réponses. Celles-ci étaient parfois assez évidentes, mais d’autres, beaucoup plus complexes ont été difficiles à trancher. En effet, il fallait prendre en compte des impératifs sanitaires mais aussi assurer une mission de protection afin que personne ne soit en danger. Des problématiques nouvelles sont apparues, des questions
auxquelles les professionnels n’étaient pas préparés se sont posées. La mise à distance physique et les mesures barrières limitant le contact direct et la proximité, il a fallu pour chacun
trouver des réponses satisfaisantes portées par du sens. Les institutions ont dû réorganiser leurs offres de services et leurs organisations de travail dans des délais très restreints en
s’adaptant chaque jour à une situation évolutive tout en ne disposant pas toujours des informations nécessaires ou suffisantes.
Ce document s’adresse en priorité aux travailleurs sociaux, à leurs encadrements et à leurs directions. Il vise à rappeler des conflits de valeurs ayant soulevé des questionnements éthiques à l’occasion de la crise en cours et notamment pendant la période du premier confinement. Les informations et expériences recueillies par les membres de la commission ont permis de recenser plusieurs grandes tensions éthiques et des réponses qui ont été apportées.
La crise sanitaire s’étant installée et, jouant les prolongations pour de longs mois, il est important d’en tirer des enseignements pour le présent et l’avenir.
Par Nathalie Levray
Cet article tiré de la Revue Santé Social (La gazette Santé Social.fr), fait un point sur l’utilité de l’Ethique dans la gestion de la crise du Covid.
« Triage des patients, enfermement des personnes, peur de contaminer et d’être contaminé, recueil du consentement… Avec l’épidémie de Covid, les professionnels ont été, plus que jamais, confrontés à des questions fondamentales qui les ont renvoyés au sens et aux valeurs de leur travail. La crise a montré l’utilité de la démarche éthique comme pratique pluridisciplinaire et collégiale de terrain d’accompagnement des professionnels. L’éthique contient aussi un enjeu démocratique dont la prise en compte doit déboucher sur une réflexion intégrant le citoyen. »
Le ministre des solidarités et de la santé a saisi le 20 novembre 2020 le CCNE afin qu’il « contribue à la définition d’un cadre éthique sur la politique de vaccination, en particulier sur l’obligation de la vaccination contre la Covid-19, ainsi que sur les questions liées à la possibilité de […] choisir entre plusieurs types de vaccins. »
Cette saisine a été faite alors que se met en place une nouvelle stratégie de prévention avec l’arrivée de vaccins dont les phases III viennent d’être publiées dans des revues scientifiques et qu’ils vont recevoir en Europe une autorisation de mise sur le marché.
Le CCNE fait part de ses réflexions dans une Opinion adressée au ministre le 18 décembre « Enjeux éthiques d’une politique vaccinale contre le SARS-COV-2 ».
Le ministre des solidarités et de la santé a sollicité, le 2 octobre 2020, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) afin de recueillir son avis sur l’allongement du délai d’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), visant à renforcer le droit à l’avortement et à « assurer la pleine effectivité du droit des femmes ». Cette saisine est contemporaine d’une proposition de loi « visant à renforcer le droit à l’avortement », adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 8 octobre 2020, comportant notamment un article traitant de l’allongement du délai d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse (14 à 16 semaines d’aménorrhée).
