Espace de Réflexion Ethique des Pays de la Loire (EREPL)

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Décembre 2018 - Agenda Régional




Décembre 2018





Illustration Gérontopole 04 décembre 2018"La vie Intime des personnes âgées :  Quels enjeux éthiques?"
14h : Accueil café
14h30 - 15h 45 Conférence " la vie intime des personnes âgées : quels enjeux éthiques ?
15h45 -17 h Table ronde " La sexualité des seniors, mythes et réalités ? : quels bienfaits sur la santé?" avec: 
Dr Miguel JEAN du CHU de Nantes, directeur de EREPL, l'Espace de Réflexion Ethique de Pays de la Loire
Aurélien DUTIER, philosophe, Chargé de mission à l'EREPL, 
David TESSON, Psychologue du vieillissement
Cécile POINT, Médecin sexologue
17h : Goûter convivial 
  • Date : Mardi 04 décembre 2018 de 14h30 à 18h

  • Lieu : Maison Régionale de l’Autonomie et de la Longévité, 8 rue Arthur III - Nantes

  • Réservation / Inscription : par téléphone : 09 75 12 11 20

  • Public : Tous public

  • Cout : Gratuit

 
07 decembre 2018
"Journée autour des soins de supports en cancérologie"

  • Date : 7 décembre 2018
  • Lieu : Centre des Salorges à Nantes
  • Public concerné : Tous les professionnels de cancérologie
  • Cout : Gratuit
  • Evènement organisé par : Réseau régional ONCOpl
  • Informations  : Liens


7 decembre 2018

"Droit au plaisir, droit de choisir ?"

  • Date : Le vendredi 7 décembre 2018 de 8h30 à 17 h 45 
  • Lieu : 10 rue Marion Cahour – 44400 REZE
  • Evènement organisé par : ARIFT
  • En savoir + : inscriptions et information
  • Document à télécharger : Programme

Faire valoir les droits et libertés fondamentaux relatifs au corps et à l'esprit des personnes concernées. Le projet de cette journée d’études part du postulat, formulé par et avec Marcel NUSS, que la vie affective et sexuelle est un besoin inhérent à l'épanouissement de l'être humain, quelle que soit sa situation, notamment de handicap. "La sexualité joue un rôle fondamental dans le développement de tout être humain : il est donc indispensable qu’elle ait une place dans l’écoute, l’information, l’orientation et le soutien des personnes handicapées. La prise en compte de la sexualité renforce le projet de vie personnelle, soutient le développement de la personnalité, accompagne les personnes handicapées dans leur adaptation à la société." (Tremblay, 2001) Au-delà des représentations, cette idée est également portée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) "la santé sexuelle est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social lié à la sexualité". Elle nécessite "une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des relations sexuelles sources de plaisir et sans risques, ni coercition, discrimination et violence". Mais force est de constater que si personne ne remet en question la place de la sexualité dans le développement humain, la question prend une autre tournure quand il s'agit des personnes en situation de handicap. Le déni, l’évitement, l’interdit… s’interposent le plus souvent entre les personnes en situation de handicap et leur sexualité. Elles ne sont pourtant ni des anges asexués, incapables d'exprimer des désirs sexuels, ni des bêtes inaptes à canaliser leurs pulsions sexuelles (Giami, 1983). En collaboration avec Marcel NUSS, nous organisons cette journée d'études qui a pour fonction de bousculer les représentations vers un élan de lucidité : le droit au plaisir mais surtout le droit de choisir ?

 

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Handicap psychique : quelle éthique pour le partage de l’information ?
Entre injonction du partage de l’information et protection du secret : quels enjeux éthiques dans l’accompagnement ?

L’accompagnement des parcours de santé et de vie des personnes souffrant de troubles psychiques chroniques fait participer une grande pluralité d’acteurs, dont la complémentarité d’approches et de compétences nécessite des ajustements singuliers, et concertés.
Cet accompagnement, diversifié, personnalisé, assuré la plupart du temps sur de longs mois, ou années, génère une multitude de données informatives, portant sur des registres différents (diagnostiques, thérapeutiques, cliniques, fonctionnels, subjectifs, concrets et factuels, portant sur la vie quotidienne, la dimension de la citoyenneté, la vie au travail, la vie dans un logement, le parcours de rétablissement, la poursuite et l’avancée du projet de vie etc.)
Bien souvent, la vie des personnes souffrant de ces troubles devient ainsi une sorte d’espace transparent, conquis, où les professionnels, animés des meilleures intentions, et pour agir utilement, s’approprient ces données, sont amenés à les partager, à les traiter, empiétant inévitablement sur le champ du libre-arbitre et de la vie privée.
Comment, dès lors, assurer une continuité du soin et de l’accompagnement tout en préservant la confidentialité des personnes accompagnées ?
Comment décloisonner les pratiques, intégrer au maximum les familles et les aidants,  favoriser le travail en équipe tout en protégeant les secrets des personnes accompagnées ?
Jusqu’où les informations recueillies et transmises peuvent basculer vers le jugement de valeur ou induire des logiques de stigmatisation qui enferment la personne accompagnée dans des stéréotypes ?
Au-delà des bonnes intentions des différents acteurs, comment anticiper et appréhender les menaces généré par l’utilisation des dispositifs techniques ?
Techniquement, il est sans doute, et d’abord, possible de limiter le champ des informations partagées à ce qui est indispensable à chacun pour l’exercice de sa fonction propre auprès du bénéficiaire. Encore faudrait-il, maintenant, commencer ce travail contractuel d’explicitation.
Mais cette première étape ne nous exonérera pas du travail de réflexion éthique : les principes peuvent être clairs, leur application ne pourra jamais l’être. Les réalités concrètes, le contexte relationnel, les singularités de la pathologie ou du caractère de la personne, la complexité objective de la situation ne pourront jamais autoriser une mise en œuvre mécanique des recommandations élaborées. Comment, dès lors garder le cap du respect du droit de la personne à rester maître de ce que l’on sait d’elle ?
L’Espace Éthique Régional et le Centre Ressources Handicap Psychique des Pays de la Loire vous convient à explorer avec eux cette thématique, et, s’il est possible, à faire progresser les pratiques. 

 

  • Date : Vendredi 14 décembre 2018 

  • Lieu : a préciser

  • Réservation / Inscription 

  • Public : Tous public